Je l'ai écrit quand j'avais 17 ans.
C'est mon bébé !! lol
Au delà des frontières du mal, du bien
T'as vécu en noir et blanc, t'étais sûr de rien
T'as craché sur sa gueule, sur lui et ses prières
Qui est-ce lui pour oser t'balancer des pierres?
T'as avancé la gueule en sang
trempé ton art dans un bain de sang
Et c'est sans hésiter qu't'as joué à 100%
Sans aucune barrière t'as repoussé dans tes enfers
ta peur, ta douleur, ta rancoeur et ta colère
T'as laissé le temps faire & détruit tes artères
Arrêté d'subir l'avis d'bouffons pour tes affaires
T'as cru bon d'casser ton toît, ton jeu, t'as mieux à faire
T'as joué tes dernières cartes, briser ta carapace
T'as gravé quelques traces, éffacé les tracas
Encré en moi ta vie, tes cicatrices et tes combats
Les erreurs d'une enfance qui ont donné à ta vie un air triste
elle t'a laigué certains principes d'histoire d'artiste
Joué à pile ou face pour ne pas te tromper de pistes.
Et laissé le choix au destin, allais-tu prendre des riques?
Pour dépasser ton envie, tes rêves, éviter la glisse
Perdre la face, aiguiser les cibles, arracher les vices
Tu as perdu tes ailes, toi, petit ange dans la rue
Tu as perdu des fidèles, maintenant tu t'sens vaincu
T'as pris le temps d'faire des choix, d'grandir et d'attendre
T'as jamais pensé qu'sans diplôme tu d'vais subir à t'y méprendre
Impossible de bondir en arrière de parfaire ton coeur de pierre
A force de prières, t'en as perdu la foi en notre père
Toi, petit pantin, perdu dans ta rue, à première vue sans issu
T'as envie d'crié aux grands fous d'arréter les coups
Tu nous as laissé ta force, ton monde t'a rendu féroce
Atroce-cité et t'as lâché ta crosse...
T'as voulu joué les durs, t'en as perdu la vie
A vouloir risquer les rues, t'as percuté le vide
Tu disais: je vis et ça m'suffit
T'as souffert, t'avais beau subir
T'as pas compris la force du mot "survie"
Le temps t'a privé de tes ailes
Le temps n'a laissé que des séquelles
Auprès des gens qui t'aimaient
Auprès de ceux à qui tu manquais
Petite enfant, petite flamme dans tes yeux
s'est éteinte bien trop vite, tu laisses un creu
Dans le coeur de tes proches qui ont suivi ton combat
ta maladie, tu t'acharnais jour après jour et pas à pas
Elle a dominé ta vie, tu aurais voulu continuer la tienne
La vie t'a fauché à la racine de l'enfance, tu n'étais que merveille
T'as passé des jours à l'hôpital, tu enviais les enfants à l'école, et
Tu voulais nous retrouver, tu nous as aperçu, ton regard a décollé
A la maison tu es rentrée, les médecins ont annoncé
que malgré tes efforts, ton cas avait empiré
Sous le poids de la fatigue, tes parents ont craqué
Ils avaient beau essayer, la perte d'un enfant restera gravée
Un jour de septembre, tu t'es éclipsée vers le ciel
De mes mains qui tremblent, j'ai essayé de faire pareil
Tu nous as laissé la trace d'un ange maudit
Seule, le regard plongé vers l'éternel, je prédit...
Tu t'es battue à l'usure, t'en as perdu la vie
A vouloir t'en sortir, t'as percuté le vide
Tu disais: je vis et ça me suffit
T'as vu clair, t'as relevé la tête, c'était écrit
C'est là que j'ai compris le sens du mot "vie"
A l'aube d'un 4 mars, j'ai appris cette triste nouvelle
j'en ai perdu la face, j'ai choisis de rester celle
qui t'admirais, te respectais, t'aimais sans te le dire
Les mots sont trop doux, les coups trop violents
A vouloir me protéger de vous, j'ai troublé mon élan
A vouloir rester loin de tout, j'me suis ramassée au tournant
C'était ta douleur, mais c'était mes larmes
C'était mon coeur entier contre ce drame!
Il a fallu que tu partes pour que je comprennes
J'ai trouvé dans ton regard un silence qui me réveille...
Même si je sais qu'en ce moment sur moi tu veilles
Il reste l'absence d'un être sans pareil
Comment te dire comme tu me manques sans te rejoindre au ciel
Contenir cette pulsion d'être à côté d'mon partenel
Eternelle-ment tu resteras en moi
Un sourire, une étincelle qui ne comble rien cette fois
La petite fille en moi a trop besoin d'entendre ta voix
De revivre les moments de pur bonheur
Une vague de douleur a pris possession de moi
De l'intérieur je sens malgré tout des gouttes de désarroi
Entends ma détresse, mon cri puissant ne t'atteint pas encore une fois
Même absent tu restes mon repère, mon espoir et mon toît...
Tu es parti trop tôt, j'en ai perdu la vie
A vouloir le sourire aux lèvres, j'ai percuté le vide
Je disais: tu vis et ça me suffit
T'as baissé la garde
Moi aujourd'hui je vis parce que tu me regardes
A leur tour de briller



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